Lundi 11 mai 2009
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18:54
J'ai donc trouvé un appartement en collocation à proximité du centre historique (10-15 mins à pied) et à quelques 25 minutes de la faculté qui est elle un peu excentrée. Je me situe
entre les deux établissements principaux où je vais suivre des cours, et j'y vais à pied car mal désservis par les bus.
Le premier établissement s'appelle "Cánovas del Castillo" du nom d'un homme politique espagnol du XIXe siècle né à Málaga. Situé en haut du centre historique dans un environnement avantageux, l'instituto n'en est pas moins difficile : 10 élèves par classes (sur les 30 attendus), des comportements assez ahurissants pour des profs français (les élèves se lèvent sans demander la permission pour aller aux toilettes, se recoiffer, trouver une place au fond de la classe pour dormir et j'en passe...) et des professeurs désespérés qui tiennent à nous rappeler pendant des heures que leurs élèves sont difficiles, et que nous ne devont pas "être effrayés"... Les élèves du Fousseret étaient de vrais petits anges à côté. Une expérience intéressante avant de prendre fonction à Créteil j'imagine...
Les relations entre professeurs et élèves n'ont rien à voir non plus : tutoiement mutuel (pas toujours), cafétéria commune, dialogues pas franchement pédagogiques entre les classes, un autre monde. Je n'ai pas osé amener mon appareil photo en cours, mais il y aurait eu de bonnes photos à prendre.
Nous avons été bien acceuillis par María Angeles (professeure d'histoire) mais l'acceuil général était assez indifférent. Une espèce de "bienvenue en enfer". C'est vrai que peu d'entre eux arrivent à tenir leur classe pendant une heure entière... J'ai eu un bon contact avec une professeure de lengua española, María Angustias qui a l'air d'avoir pas mal d'expérience. Mais dans l'ensemble, les pratiques pédagogiques ont de quoi faire frémir les formateurs de l'Iufm, et donnent envie de donner un petit coup de pouce de temps en temps. Curieusement, les professeurs de français nous ont fait comprendre qu'ils se passeraient de nos services (j'imagine qu'ils ont honte du niveau de leurs élèves pour des natifs comme nous), et c'est une professeure d'Anglais qui s'est montrée le plus intéressée par notre présence, notamment envers Claire (une collègue professeure d'Anglais).
Le deuxième établissement porte également le nom d'un Malagueño, Rafael Pérez Estrada, poète du XXe siècle. Là, les locaux sont modernes, le principal, Alfonso, accueillant et volontaire (professeur de lengua española donc intéressant pour moi) et nous avons tout de suite été mis en contact avec Trini (de Trinidad, professeur de français), très sympathique, avec un accent français impeccable, qui nous a de suite présenté à l'équipe pédagogique. Beaucoup de professeurs ont accepté de nous recevoir, et c'était intéressant de voir l'enseignement de plusieurs matières ici. C'est avec Trini que je vais essayer de mettre en place un petit échange, ne serait-ce que par Internet avec mes anciens élèves. Elle parle un français impeccable mais a la fâcheuse tendance à faire le cours toute seule et donner les questions et les réponses...
Le collège semble plus favorisé que Cánovas, et je vais sans doute demander à voir le lycée qui se trouve non loin. L'ambiance entre professeurs y semble meilleure aussi, j'ai été invité à participer aux réunions d'harmonisation des professeures de langues étrangères et d' espagnol. Je pense que mes vistes seront plus constructives dans cet établissement, mais le contraste est intéressant...
D'autres nouvelles viendront...
Le premier établissement s'appelle "Cánovas del Castillo" du nom d'un homme politique espagnol du XIXe siècle né à Málaga. Situé en haut du centre historique dans un environnement avantageux, l'instituto n'en est pas moins difficile : 10 élèves par classes (sur les 30 attendus), des comportements assez ahurissants pour des profs français (les élèves se lèvent sans demander la permission pour aller aux toilettes, se recoiffer, trouver une place au fond de la classe pour dormir et j'en passe...) et des professeurs désespérés qui tiennent à nous rappeler pendant des heures que leurs élèves sont difficiles, et que nous ne devont pas "être effrayés"... Les élèves du Fousseret étaient de vrais petits anges à côté. Une expérience intéressante avant de prendre fonction à Créteil j'imagine...
Les relations entre professeurs et élèves n'ont rien à voir non plus : tutoiement mutuel (pas toujours), cafétéria commune, dialogues pas franchement pédagogiques entre les classes, un autre monde. Je n'ai pas osé amener mon appareil photo en cours, mais il y aurait eu de bonnes photos à prendre.
Nous avons été bien acceuillis par María Angeles (professeure d'histoire) mais l'acceuil général était assez indifférent. Une espèce de "bienvenue en enfer". C'est vrai que peu d'entre eux arrivent à tenir leur classe pendant une heure entière... J'ai eu un bon contact avec une professeure de lengua española, María Angustias qui a l'air d'avoir pas mal d'expérience. Mais dans l'ensemble, les pratiques pédagogiques ont de quoi faire frémir les formateurs de l'Iufm, et donnent envie de donner un petit coup de pouce de temps en temps. Curieusement, les professeurs de français nous ont fait comprendre qu'ils se passeraient de nos services (j'imagine qu'ils ont honte du niveau de leurs élèves pour des natifs comme nous), et c'est une professeure d'Anglais qui s'est montrée le plus intéressée par notre présence, notamment envers Claire (une collègue professeure d'Anglais).
Le deuxième établissement porte également le nom d'un Malagueño, Rafael Pérez Estrada, poète du XXe siècle. Là, les locaux sont modernes, le principal, Alfonso, accueillant et volontaire (professeur de lengua española donc intéressant pour moi) et nous avons tout de suite été mis en contact avec Trini (de Trinidad, professeur de français), très sympathique, avec un accent français impeccable, qui nous a de suite présenté à l'équipe pédagogique. Beaucoup de professeurs ont accepté de nous recevoir, et c'était intéressant de voir l'enseignement de plusieurs matières ici. C'est avec Trini que je vais essayer de mettre en place un petit échange, ne serait-ce que par Internet avec mes anciens élèves. Elle parle un français impeccable mais a la fâcheuse tendance à faire le cours toute seule et donner les questions et les réponses...
Le collège semble plus favorisé que Cánovas, et je vais sans doute demander à voir le lycée qui se trouve non loin. L'ambiance entre professeurs y semble meilleure aussi, j'ai été invité à participer aux réunions d'harmonisation des professeures de langues étrangères et d' espagnol. Je pense que mes vistes seront plus constructives dans cet établissement, mais le contraste est intéressant...
D'autres nouvelles viendront...

